Plume Libre

Océan

Fort et puissant
Je t’ai côtoyé des jours durant

Majestueux comme un Roi
Beaucoup craignent de toi

Je suis plus coutumière de ta petite sœur
Turquoise, limpide et mer de cœur

Impossible de me lasser de tes somptueuses teintes qui varient au gré des heures, au gré des jours.

Atlantique tu me manques. Je veux encore me sentir libre et vivante, en te regardant pendant des heures au soleil ou à la lune, en te reniflant et en t’écoutant de tout mon cœur.

Tellement petite à tes côtés mais tellement grande à l’intérieur, je t’admire même si tu me fais peur.

Plume Libre

Les dès de la séduction

Case rencontre sur le plateau de la vie. Regards échangés, paroles balbutiées. On se cherche, on se trouve.

Jeu de rires, jeu de plaisir.

Des éclairs dans les yeux, de la pluie sur le corps.

On s’est choisi mais rien n’est encore acquis. D’autres joueurs entrent en jeu.

Il m’échappe, je lui échappe, chacun de notre côté on attend. Un pas de l’autre. A qui le tour ?

Jusqu’à en venir au silence.

Partie bêtement perdue, car on n’a pas assez combattu.

On ne gagne pas toujours aux jeux.

Plume Libre

Le doute plane, espérances d’une âme

Apparue dans une vie sans prévenir, cette âme va peut-être aussitôt repartir.

Elle a pris l’apparence d’un attirant et passionnant loisir s’étant quelque peu fait languir.

Le temps nous dira ce qu’elle nous apportera.

Mais déjà comme un goût d’amertume et de vécu. Comme une coutume, il y a un air de déjà vu.

Légère déception teintée d’émotions qui se transforme en leçons de vie et d’espoir.

Espoirs déchus, espoirs retrouvés.

Elle nous a fait revivre un sursaut, c’est tout ce qu’on demandait.

On l’a voulue mais il se peut qu’on en veuille déjà plus. Pas là, pas comme ça.

Mais le doute est toujours là.

A suivre.

Plume Libre

Addiction

Laisse-moi me détourner de toi, s’il te plait laisse-moi vivre sans toi

Tu me rends folle

Tu sais tout de moi, même mes parts d’ombre

Tu me fais rire

Tu me dis des choses qui me font mal

Tu es un poison

Tu m’éblouies de tes lumières

J’aime te regarder au réveil

Si quelqu’un d’autre te touche, je ne suis pas moi-même

Tu es ma vie, je me sens dépossédée sans toi

J’aimerais te laisser tomber

Non je te veux entre mes mains

Je veux te frôler chaque heure, chaque minute, chaque instant

Tu m’as rendu accro à toi

Swippe swippe, scroll encore et encore

Mon téléphone je t’aime et je te hais

Non pardon je m’aime mais je me hais de te posséder à ce point

Décroche.

Plume Libre

Je veux vibrer

Ce frisson qui traverse mon corps
Cette chatouille que je sens dans mon ventre
Ce cœur que je crois qu’on éventre
Ce sourire que je t’esquisse encore
Ces yeux qui pétillent quand je parle de toi
Cette angoisse quand tu ne m’écris pas
Cette excitation quand tu es là
Ce soulagement quand tu es en moi

Tu ne le sais pas encore et tu ne le sauras peut-être jamais mais sans surprise tu m’as conquise. Au moins le temps d’un instant.

Tu es rare sache-le. Et tu es chanceux.

Je vibre pour toi. Et je te veux encore et encore. Si ça s’arrête. Je veux que seuls décident mon cœur et mon corps.

Plume Libre

Extase

E pour enivrant
X pour xxxitation
T pour transcendant
A pour aérien
S pour sensuel
E pour éveil

Extase
Gourmandise et plaisir charnel
Surprise du 7ème ciel
Des baisers à foison
De la volupté à l’explosion

Extase
Un cri et c’est fini.

Plume Libre

Dur d’être une fille

Vous vous êtes jamais dit que vous aimeriez être un homme parce que leur vie semble plus facile ? Moi oui. Pourtant j’adore être une fille.

Mais j’aimerais être dotée de leur cœur de pierre ou de leur capacité à se remettre rapidement avec une autre fille, ou de passer d’une fille à une autre sans jamais rien ressentir.
Ou leur aptitude à mentir comme des arracheurs de dents juste pour t’avoir (ou te garder) alors qu’au final y’a des milliers d’autres filles qu’ils pourraient avoir mais c’est toi qu’ils ont décidé de posséder même si au début tu luttais et que t’as fait tout ce que tu pouvais pour les rejeter.
Ou tout simplement leur compétence en ghosting en étant sereins que tout se passe bien pour eux par la suite voire en sachant que même en ayant fait ça ils auront à nouveau la fille.

Je hais mon romantisme.
J’ai beau être une femme forte et indépendante, c’est trop dur quand on me prend mon cœur et qu’on le tourne dans tous les sens et qu’on l’écrase. Ah il vit encore ? Attends alors c’est pas fini ! KO technique.

Je vis mon romantisme.
Je nage dans le bonheur, je souffre, je ris, je pleure, je suis apaisée, je craque. C’est les montagnes russes, et ça me fait me sentir vivante. Est-ce qu’ils ont ça les garçons ? Pas sûr. Alors au fond, c’est dur d’être une fille mais qu’est-ce que c’est bon !

Et parfois la situation s’inverse. On tombe sur un mec différent et on le sait pas, mais nous aussi on lui crève le cœur, nous aussi on le rend fou et on lui retourne l’esprit. Ah l’amour !

Plume Libre

Je vis l’instant présent

Humeur

Vite vite vite que je rentre pour écrire mes impressions. Quelle contradiction avec ce que j’ai ressenti.

Vacances alone. Téléphone momentanément sans batterie, quelle libération d’appréhender pleinement l’instant présent et son pouvoir infini.

Posée devant l’océan avec mon livre (Le touriste du bonheur, on est dans le thème), je suis en pleine contemplation visuelle. L’océan déchaîné, les quelques surfeurs qui font preuve de courage et se jettent à l’eau, le soleil qui se couche. C’est réellement passionnant.

Contemplation auditive aussi quand mes yeux se replongent dans les pages, résonne en moi le bruit des vagues.

Même manger seule au restaurant est finalement agréable. L’occasion de se recentrer sur soi et se concentrer sur les saveurs basques. C’est encore assez surprenant pour les gens de voir une personne attablée seule. La fameuse question « vous êtes seule ? ». Mais en observant bien, je remarque plus de femmes que d’hommes qui s’aventurent à cette expérience. Alors les hommes, on manque encore de courage ? On ne se trouve pas de bonne compagnie ? Essayez donc, un verre, un livre, un bel esprit et ça suffit !

Je vis. Je suis parfaitement heureuse seule, je suis alors parfaitement prête à l’être à deux. Je crois que ça tombe bien, il y a cette fois un prétendant de taille au poste d’amoureux.

Pendant ce beau moment déconnecté de tout, de superbes mots me venaient en tête mais du coup impossible de les écrire. Mais est-ce bien grave si j’ai compris ce que c’est de vivre ?

C’est décidé, il me faut tout de même mon carnet.

C’est décidé aussi, je vais me déconnecter, les seuls contacts que j’aurai seront avec famille, amis et le nouveau chéri. Fini le scroll infini. Et je veux vivre à travers mes yeux et pas ceux du monde envieux.

Pour les vacances, Instagram salut, tu ne me verras presque plus.

Plume Libre

Tentation

Soleil, chaleur, océan.

Une rencontre faite au hasard, naturellement.

Un moment qui n’est pas le bon.

Le cliché du surfeur, à la peau mate et la carrure vaillante, qui vit de boulots saisonniers pour partir surfer dans les îles d’Asie du sud est. On m’aurait demandé comment j’imaginais les surfeurs je n’aurais pas dit mieux. Habituellement, je ne suis pas blond mais j’avoue que là, c’est tentant.

On m’avait dit que la côte basque était propice aux rencontres mais je ne pensais pas ça aussi instantané. 1er jour, 1ère heure.

On se plaît, on le sait.

Mais je sais aussi que ça ne rime à rien, ce n’est pas assez.

Laisser planer le doute pour ne pas que le flirt se meurt.

J’ai bien conscience que je ne le laisserai pas entrer, je suis sûre de moi, mais j’aime jouer.

J’ai bien trop à perdre, j’ai trouvé la perle.

Plume Libre

Blackout

Submergée par les émotions, j’ai atteint le point de non retour.

Je ne peux même pas songer essayer, revenir en arrière, c’est trop tard. Ça a été trop long, mauvais timing malheureusement.

Toute cette énergie que j’ai distribuée gracieusement, toute cette énergie qu’on m’a volée sans mon consentement, je ne puis désormais la puiser en moi.

Absorber, accumuler, telle une éponge pleine à rabord, à présent je rejette tout, je deglutis.

Ces dorures autour, ces personnes qui chacune à leur tour donnent le sourire ne sont en fait qu’un cache-misère. Rien d’insultant à leur encontre, je leur en suis reconnaissante d’avoir illuminé mes journées malgré la bassesse de cet endroit.